Je suis employeur

Un de vos collaborateurs perd progressivement la vue ? Vous recevez pour un entretien d’embauche un candidat non voyant ou malvoyant ? Afin de vous aider à appréhender au mieux la thématique de la déficience visuelle, actifsDV mène des actions de sensibilisation « sur mesure » :

  • Sensibilisation des managers et des collaborateurs à la déficience visuelle, à travers des ateliers sensoriels ou de mise en situation (locomotion – basse vision, avec lunettes de simulation – initiation au braille – présentation des nouvelles technologies adaptées…).

  • Aide à l’intégration du futur salarié ou agent par la sensibilisation et la formation du manager direct et de l’équipe aux spécificités de la déficience visuelle, informations sur l’adaptation du poste de travail et les aides financières possibles, accessibilité de vos logiciels métiers.

  • Accompagnement des collaborateurs perdant la vue au cours de leur carrière, dans leur réadaptation ou repositionnement professionnels.

Focus Employeur

Françoise Rolland, Vélogik Compétences, témoigne

Vélogik emploie un déficient visuel en tant que technicien cycle. Françoise Rolland, responsable de Vélogik Compétences, qui l'a recruté, témoigne.
Image d'André Guadon, vu de profil, en plan serré ; il regarde vers la gauche, porte des lunettes, une chemise bleue et une veste grise.

André Gouadon (Atos) effectue un mécénat de compétence au sein d’actifsDV en tant qu’accompagnateur au Club Emploi Ile-de-France / Centre-Val de Loire / Hauts-de-France

Devenez partenaire de nos actions !

Vous êtes employeur privé ou public, vous souhaitez vous engager à nos côtés, nouer un partenariat avec actifsDV ? Nous sommes à votre disposition pour y réfléchir. Ce partenariat peut prendre diverses formes, comme, par exemple :

  • Un partenariat opérationnel : favoriser les stages et les alternances de jeunes aveugles ou malvoyants au sein de votre structure, programmer des sensibilisations récurrentes de vos équipes au handicap visuel, mettre à disposition de notre association des cadres en mécénat de compétence de longue durée, faire appel à nous en tant qu’expert de la déficience visuelle pour vous accompagner dans le maintien dans l’emploi ou le reclassement de vos salariés ou agents handicapés de la vue…
  • Du mécénat  : en soutenant et/ou participant à nos projets au service de l’emploi (développement de clubs emploi sur le territoire, actions de communication, création et participation à des forums, colloques, réalisation de contenus, tels que vidéos et podcasts permettant de témoigner de vos actions au service de l’emploi et du handicap etc.)
  • Un engagement pour l’accessibilité des sites web et des logiciels métiers dans le cadre de votre politique RSE.

N’hésitez pas à nous contacter !

Vos questions, des réponses

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la déficience visuelle et l’emploi sans jamais oser le demander…

Qu’est-ce que la déficience visuelle ?

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Au-delà de sa définition légale, qui correspond à une acuité ou un champ visuel, du meilleur œil après correction, inférieurs à un certain niveau, la déficience visuelle est un handicap complexe car multiforme. Elle peut être visible…

Quels métiers sont accessibles à un DV ?

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C’est une question qui revient souvent, notamment de la part de parents ou de jeunes qui ne savent pas trop quelle orientation choisir, quelle formation envisager, vers quel métier se diriger. Mais cela peut également être une interrogation…

L’accessibilité numérique, késako ?

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L'accessibilité numérique… Numérique oui. Mais accessible ? Un podcast pour aborder la question essentielle de l'accessibilité numérique. Qu'est-ce que c'est ? L'état des lieux en France…

Un de mes salariés est en train de perdre la vue, que puis-je faire ?

L’apparition du handicap visuel chez l’un de vos collaborateurs va peut-être nécessiter une adaptation de son poste de travail, un changement de poste, une réadaptation ou une reconversion professionnelle. Il est indispensable, dans…

Sylvain Nivard, aveugle depuis l’âge de 18 ans, a été maire de Méry-sur-Cher (Cher) de 2008 à 2020. Ancien secrétaire général d’apiDV, il est aujourd’hui président de l’association Valentin Haüy. © DR

Quels aménagements, matériels et humains, sont nécessaires pour l’emploi de DV ?

La révolution numérique a ouvert de nombreux champs d’activité aux déficients visuels, grâce notamment aux outils de compensation comme les logiciels d'agrandissement (zoomtext…) ou de lecture d’écran (NVDA, Jaws…) permettant à…

Les dernières questions traitées…

Le ou les logiciels métiers de l’entreprise ne sont pas accessibles aux outils d’adaptation d’un salarié, stagiaire ou alternant déficient visuel. Que puis-je faire ?

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Tout d’abord il est nécessaire de réaliser une analyse de la situation. Le salarié maîtrise-t-il bien ses propres outils ? Sont-ils bien paramétrés ? Quelle est l’origine de l’inaccessibilité ? Est-elle totale ou partielle ?…

Comment s’y retrouver dans le maquis des intervenants du handicap et de l’emploi ?

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C’est très compliqué parce que pas moins de sept acteurs institutionnels sont susceptibles d’intervenir pour la construction d’un projet professionnel : MDPH (Maison départementale des personnes handicapées), Pôle emploi, Cap emploi,…

Quels conseils pour réussir le recrutement d’un collaborateur malvoyant ou aveugle ?

En premier lieu, s’assurer que le futur collaborateur a les compétences requises ! C’est incontournable car ce n’est pas la différence qui fait la compétence ! Ensuite, il faut le mettre en condition de succès : déterminer quels…

Recrutement de collaborateurs DV : quels bénéfices ?

Ce sont d’abord de bons recrutements, car ce sont des salariés compétents dont les stratégies d’adaptation aboutissent même parfois à des surperformances ! Et leur présence au sein des équipes est un véritable enrichissement. Nous…

Pourquoi recruter des collaborateurs déficients visuels ?

J’ai effectivement recruté dans mon équipe, comme chargée de mission handicap, une jeune femme déficiente visuelle, mais pas pour son handicap ! D’ailleurs son CV ne mentionnait pas sa RQTH. Elle a été présélectionnée sans que…

Télétravail et handicap : aubaine ou risque d’isolement ?

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En 2020, le télétravail a déferlé dans nos vies. Si certains y voient des avantages indéniables, les travailleurs handicapés appellent à la méfiance car il peut être synonyme d'isolement. Des précautions pour en faire une opportunité…

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Vos actus

Le Club Handicap & Compétences publie un guide sur le télétravail

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Le télétravail est en progression depuis plusieurs années, et les confinements successifs ont accéléré son adoption pour beaucoup d’entreprises. Pour autant, contrairement à ce que l’on pourrait penser de premier abord, le télétravail…

Rapprochement de Pôle Emploi et de Cap Emploi

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Après la phase pilote et la phase d’extension, le rapprochement des agences Pôle Emploi et Cap Emploi est entré depuis octobre dernier dans la phase de généralisation, qui finira en mai 2022. À cette date, les deux agences auront terminé…

Emploi, handicap visuel, usages et besoins en numérique

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Environ 1,7 million de Français, peut-être même plus, seraient concernés par un handicap visuel, dont 207 000 aveugles ou malvoyants profonds. Et parmi eux, 50% seraient sans emploi, sans que personne ne soit en mesure d'invoquer des chiffres…

Qu’est-ce que la déficience visuelle ?

Au-delà de sa définition légale, qui correspond à une acuité ou un champ visuel, du meilleur œil après correction, inférieurs à un certain niveau, la déficience visuelle est un handicap complexe car multiforme. Elle peut être visible ou pas, induire des conséquences très diverses. Elle est souvent confondu avec la cécité, qui n’est pourtant qu’une de ses expressions.

Il y a presque autant de déficiences visuelles que de déficients visuels : on peut voir flou, en trou de serrure ou seulement en périphérie, on peut être gêné par une lumière trop forte ou au contraire par le manque de lumière, on peut être sensible aux contrastes, on peut apercevoir des ombres, quelques lueurs ou rien du tout… En fonction de la situation, chacun développe des stratégies de contournement, des solutions de compensation pour pouvoir se déplacer, se repérer, réaliser les gestes de la vie quotidienne, exercer un métier.

Suivant que cette déficience visuelle est ancienne – voire installée depuis toujours – ou plus récente, du fait d’une maladie évolutive, souvent génétique, d’un accident ou d’une dégénérescence liée à l’âge, les situations personnelles seront très différentes. Cependant, elles ont toutes quelque chose en commun : il existe des solutions de compensation.

Ces solutions ne sont malheureusement pas magiques et ne s’utilisent pas en un claquement de doigt : elles nécessitent d’abord l’acceptation de la situation, et cela peut prendre du temps, ensuite un apprentissage. Mais les résultats sont là : avec des outils de compensation, notamment numériques, bien maîtrisés, on peut faire des études, travailler, se former, sortir, faire du sport, des voyages, bref avoir une vie sociale, culturelle et intellectuelle riche et variée.

Quels métiers sont accessibles à un DV ?

C’est une question qui revient souvent, notamment de la part de parents ou de jeunes qui ne savent pas trop quelle orientation choisir, quelle formation envisager, vers quel métier se diriger. Mais cela peut également être une interrogation de la part de personnes que l’évolution de leur vision conduit à envisager une reconversion professionnelle, ou encore d’employeurs confrontés à la reconversion professionnelle d’un de leurs salariés.

Au siècle, il n’y a quasiment plus de métiers impossibles pour les déficients visuels. Nous sommes désormais très loin des premiers emplois presque obligés comme ceux de canneur/rempailleur ou de facteur d’orgue ou de piano. Ces beaux métiers sont malheureusement en déclin, mais le numérique permet l’accès à de très nombreux métiers difficilement envisageables autrefois du fait de l’utilisation de documents papier.

Même si certains métiers sont considérés comme particulièrement adaptés ou accessibles aux handicapés de la vue, comme masseur-kinésithérapeute, praticien bien-être ou conseiller clientèle à distance, nous pensons qu’il ne faut pas faire d’autocensure et fermer d’office des portes. C’est surtout la motivation qui compte pour faire aboutir un projet professionnel. Sauf incompatibilité absolue, mais après tout, tous les voyants ne peuvent pas non plus devenir pilote de chasse ! Il faut surtout se donner les moyens de réaliser ses objectifs professionnels, quels qu’ils soient.

Pour s’en convaincre, on peut notamment se référer à l’ouvrage de Philippe Chazal, « Témoignages de travailleurs aveugles » (éditions Le Cherche-Midi, 2014), que les déficients visuels pourront notamment trouver au catalogue de la bibliothèque sonore d’apiDV (ex-GIAA, www.apidv.org) ou sur la BNFA (Bibliothèque numérique sonore accessible, www.bnfa.fr/).

En revanche, il y a une condition sine qua non : maîtriser parfaitement les logiciels adaptés, de type Jaws, NVDA, Zoomtext ou autres, permettant l’accès aux outils de bureautique et de navigation sur le Web, aux applicatifs métier, aux outils de télétravail, etc. Nous rencontrons encore beaucoup trop de déficients visuels peu à l‘aise avec ces outils et c’est un handicap supplémentaire pour eux.

Par ailleurs, il est également indispensable que les outils bureautiques ou logiciels – spécifiques ou non – utilisés par l’employeur, public ou privé, soient parfaitement accessibles par les aveugles et les malvoyants.

C’est ce qu’on appelle « l’accessibilité numérique » (voir L’accessibilité numérique, késako ?).

Si ce n’est pas le cas, il existe généralement des solutions, même si elles sont moins performantes qu’une accessibilité native.

L’accessibilité numérique, késako ?

L’accessibilité numérique… Numérique oui. Mais accessible ? Un podcast pour aborder la question essentielle de l’accessibilité numérique. Qu’est-ce que c’est ? L’état des lieux en France…

Un de mes salariés est en train de perdre la vue, que puis-je faire ?

L’apparition du handicap visuel chez l’un de vos collaborateurs va peut-être nécessiter une adaptation de son poste de travail, un changement de poste, une réadaptation ou une reconversion professionnelle.

Il est indispensable, dans tous les cas de figure, de prendre rapidement les choses en main et de bien étudier la situation, le cas échéant en vous faisant aider par des organismes spécialisés, avant de prendre une décision. En effet, trop d’employeurs sont encore tentés, le plus souvent par méconnaissance des solutions possibles, par un licenciement pour inaptitude.

Pourtant il existe bien des solutions pour favoriser le maintien dans l’emploi, lequel vous permet de conserver des salariés compétents et expérimentés. Le maintien dans l’emploi ne doit pas être vu comme une contrainte ou une gestion des inaptitudes, mais comme un outil de gestion RH.

Une bonne gestion du maintien dans l’emploi, outre qu’elle favorise la confiance des équipes, améliore le dialogue social et réduit les risques psychosociaux, peut également conduire à l’incitation d’autres salariés à déclarer leur handicap, ce qui améliorera votre situation vis-à-vis de l’OETH (Obligation d’emploi des travailleurs handicapés).

Un dialogue entre le salarié concerné, son manager, le médecin du travail, la mission handicap ou le service RH, avec l’aide éventuelle d’experts externes (ergonomes…) permet de trouver des solutions, souvent assez simples à mettre en œuvre et à financer. Une aide à la recherche de solutions pour le maintien dans l’emploi est même prévue par l’Agefiph afin de participer aux frais occasionnés par cette recherche. La demande d’aide est à formaliser auprès de la délégation régionale Agefiph dont dépend l’entreprise : voir coordonnées sur le site de l’Agefiph.

Par ailleurs les coûts liés à un éventuel aménagement du poste de travail peuvent également être pris en charge par l’entreprise ou financés, au moins partiellement, par l’Agefiph. Lorsque l’entreprise a signé un accord agréé en faveur de l’emploi des Travailleurs Handicapés, elle dispose d’un budget dédié. Lorsqu’elle a signé une Convention avec l’Agefiph, les dépenses sont cofinancées. Lorsqu’elle est régie par le droit commun et ne remplit pas son obligation d’emploi, ses éventuelles dépenses de maintien dans l’emploi peuvent être déduites de sa contribution Agefiph. Lorsqu’elle remplit son obligation légale, elle peut demander le financement de la mesure à l’Agefiph.

Concrètement, quelles sont ces solutions ?

L’adaptation peut être simplement une luminosité adaptée : filtre pour écran, lampe dite « lumière du jour » ou bonne orientation du poste de travail par rapport à la fenêtre, ou encore la mise à disposition d’une loupe, d’un téléphone à grosses touches, etc. L’adaptation peut aussi, dans les cas de malvoyance plus avancée, nécessiter l’installation de logiciels d’agrandissement (zoomtext…) ou de lecture d’écran (NVDA, Jaws…). C’est pourquoi il est vivement recommandé de faire appel à des intervenants spécialisés (ergonomes, spécialistes des outils adaptés et de l’accessibilité numérique, etc.) afin de déterminer les vrais besoins et vraisemblablement de programmer une formation à ces outils pour votre salarié. Il est également utile de réfléchir à une redéfinition éventuelle des tâches ou des missions, une adaptation du temps de travail (temps partiel) ou de son organisation (télétravail), etc.

Si cette adaptation n’est pas possible, il est alors possible d’envisager un changement de poste au sein de l’entreprise, voire une reconversion professionnelle ouvrant également des possibilités à l’extérieur de l’entreprise.

Pour toute information complémentaire, consulter le site de l’Agefiph (www.agefiph.fr).

Vous pouvez également utilement consulter le Livre Blanc « Médecine du Travail et Handicap » conçu par l’association d’entreprises Hangagés (www.hangages.fr).

Quels aménagements, matériels et humains, sont nécessaires pour l’emploi de DV ?

La révolution numérique a ouvert de nombreux champs d’activité aux déficients visuels, grâce notamment aux outils de compensation comme les logiciels d’agrandissement (zoomtext…) ou de lecture d’écran (NVDA, Jaws…) permettant à une personne non ou malvoyante d’utiliser de façon autonome un ordinateur : accès au système, aux applications bureautiques, à la navigation Internet, via une synthèse vocale intégrée ou un afficheur braille, et des raccourcis clavier. Cependant, l’entreprise devra se préoccuper de l’accessibilité des logiciels métiers et applications internes.

L’adaptation peut également être simplement une luminosité adaptée : filtre pour écran, lampe « lumière du jour » ou bonne orientation du poste de travail par rapport à la fenêtre, ou encore mise à disposition d’une loupe ou d’un téléphone à grosses touches, etc. Tout va dépendre évidemment de la déficience visuelle.

Il est indispensable, pour le collaborateur aveugle ou malvoyant, d’exprimer les implications de sa pathologie, parfois invisible, tant sur le plan opérationnel que relationnel. L’entreprise doit néanmoins s’attacher à considérer ces collaborateurs comme les autres et, tout en prenant en compte les difficultés rencontrées, doit proscrire toute compassion excessive. C’est pourquoi il est vraiment recommandé au futur employeur de sensibiliser les équipes avant l’intégration d’un collaborateur déficient visuel, si possible en sa présence, afin de désamorcer les inquiétudes éventuelles et de répondre aux légitimes questionnements.